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Le BEA (Bras Élévateur Articulé) est un de véhicules clé pour l’intervention des sapeurs pompiers en hauteur. Ainsi, ils peuvent effectuer des missions d’évacuation de victimes par l’extérieur, d’attaque de feux en hauteur pour des sites industriels ou urbains ainsi que d'une ouverture de porte (personne ne répondant pas aux appels à son domicile).Avant la mise en place du bras, les pompiers délimitent un périmètre de sécurité qu’ils balisent à l’aide de cônes de signalisation.
Le véhicule est immobilisé au sol par un système de stabilisation qui peut être sous forme de X ou de H selon le modèle et le constructeur. Ce système est composé de poutres horizontales écartables et ajustables verticalement à l'aide d'un système pneumatique. Si le calage du véhicule était mal fait, ce dernier pourrait bouger ou même basculer, ce qui prouve que c'est une étape très importante. Cette stabilisation est réalisée à l’aide du panneau de commande situé à l’arrière du véhicule et d'une télécommande filaire permettant au pompier qui stabilise le BEA de se décaler pour voir si le calage est réalisé correctement.
Le véhicule dispose de plusieurs sources d’énergie pour permettre au bras d’être en mouvement. Il dispose du moteur du véhicule ainsi que de un ou deux groupes électrogènes. Il est équipé de tuyaux afin qu’il puisse s’alimenter sur un hydrant ou un FPT. Dans ses coffres latéraux se trouvent un lot de sauvetage, un ou plusieurs ARI ainsi que des longes pour le personnel utilisant le BEA.
Le bras du BEA s’élève à une hauteur maximale d’environ 30 mètres (à la verticale), selon le modèle. Sur toute sa longueur, il est équipé d’un tuyau d’eau flexible (pour l’alimentation de la nacelle), d’une rallonge électrique ainsi que d’une échelle pour permettre de descendre de la nacelle en cas de panne de l’engin. Le bras permet d’effectuer tous les mouvements (levage, déploiement, rotation) en même temps. Il dispose la plus part du temps d’un bras de déport qui lui permet de passer de l’autre coté du toit d’une maison. La commande du bras et de la nacelle peut s’effectuer de deux endroits différents : depuis le siège de pilotage dans la tourelle ou depuis la nacelle même. Dans tous les cas elle doit être réalisée par un pompier titulaire du permis nacelle. Le bras ainsi que la nacelle sont pilotés à l’aide de deux joysticks, d'une "pédale de l'homme mort" et d’un écran LCD éclairé affichant en permanence les mouvements possibles du bras en fonction du nombre de personnes embarquées. Ces mouvements sont calculés selon l’écartement des stabilisateurs, la stabilité du sol et la mise de niveau du véhicule. Sur l’écran s’affiche aussi des voyants signalisant un danger imminent ou un problème mécanique : approche du déport maximum, risque de collision de la nacelle, pression au sol insuffisante des stabilisateurs, surcharge de la nacelle... Elle peut pivoter de quelques degrés par rapport à l’axe du bras afin d’être parallèle à une façade, par exemple. De plus, un système d'interphone permet aux deux pompiers qui déplacent le bras (en nacelle et au sol) de communiquer sans encombrer les ondes des radios utilisées pendant l'intervention.
La nacelle permet d’embarquer à son maximum un effectif de trois personnes. De plus, elle dispose d’une fixation permettant de supporter un brancard. Le personnel est obligé, pour des questions de sécurités, de porter son ceinturon auquel il attache une longue qui lui permet d’être en permanence attaché à la nacelle. Les pompiers disposent d’une arrivée d’eau et d’électricité directement en nacelle afin de leur faciliter le travail. L’avant de celle-ci peut s’ouvrir pour faciliter son accès aux Sapeurs Pompiers. Une lance dirigeable et alimentée est directement fixé sur la nacelle ce qui permet d’attaque les feux de la nacelle sans avoir à perdre du temps pour établir une LDV (Lance à Dédit Variable).
Sous la nacelle, un système antichoc permet de stopper le mouvement du bras en cas du contact, par exemple avec un mur. En plus de cela, la nacelle dispose d’un système d’autoprotection avec des buses qui diffusent des goutes d’eau formant un rideau d’eau permettant de la protéger du rayonnement de la chaleur dû au feu et aux flammes.
A voir aussi : Le matériel du BEA
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